PROGRAMME D’APPUI A LA SANTE (PASA)

Financé par le 10ème FED, le programme a permis, d’une part, de renforcer la capacité institutionnelle du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP) (composante 1) dans ses fonctions stratégiques (définition des politiques, planification, information, gestion des finances, etc.) et d’autre part, de relancer des services de soins de santé de qualité dans les 6 préfectures de la région de N’Zérékoré et d’y assurer la disponibilité et l’accessibilité de médicaments essentiels (composantes 2 et 3).

Les activités du programme concernent essentiellement la région de N’Zérékoré, région administrative qui présente les taux de pauvreté et de mortalité infanto-juvénile les plus élevés.

L’amélioration du fonctionnement et financement de la santé maternelle et infantile dans la région de N’Zérékoré s’est faite à travers une approche globale impliquant les collectivités locales, les communautés via les comités de santé, les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les mutuelles, et l’ensemble des acteurs publics et privés.

Un appui à l’acquisition et distribution de médicaments génériques pour la région de N’Zérékoré, a été fourni, notamment, à travers un renforcement de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG).

Les constructions/rénovations des Centres de Santé sont très en retard à l’exception du lot 1 pour le laboratoire de contrôle qualité des médicaments (LNCQM) à Conakry qui est terminé. Aussi elles ne sont pas complètement équipées à l’exception des rénovations / constructions des Centres de Santé inclues dans l’intervention UNICEF.

La livraison du matériel de laboratoires  et le matériel de radiologie a été ralentie du fait que les infrastructures n’étaient pas prêtes pour les accueillir. Le matériel du LNCQM, dont les infrastructures sont terminées ont été livrées.

Les cadres de l’administration centrale et de la Direction Régionale de la Santé ne disposent pas encore de tous les moyens matériels pour gérer convenablement le secteur mais d’importants progrès ont été réalisés au niveau des Directions Préfectorales de la Santé. Si des plans de développement local sanitaire existent dans presque toutes les communes concernées, ils sont embryonnaires et ne semblent pas constituer une priorité des responsables élus.

L’épidémie Ebola a révélé les défaillances de l’offre de santé et détruit la confiance des populations envers son système de santé. Si la satisfaction des patients n’a jamais été mesurée pour le PASA, l’entretien avec les bénéficiaires directs montre qu’ils apprécient les réhabilitations et constructions des centres de santé, l’approvisionnement en médicaments et qu’avec l’appui sur la demande par UNICEF et l’ONG Terre des Hommes d’une part et la disponibilité du paquet minimum d’activités (PMA) et du paquet complémentaire d’activités (PCA) de Santé de la Reproduction/ Planification Familiale/ Santé de l’enfant d’autre part, ils reprennent confiance en leur système de santé.

Il est constaté que les structures seraient en mesure de fournir les soins de base prévus par les PMA et PCA pour peu qu’une meilleure organisation technique et administrative le leur permette. Dans ces domaines, l’appui fourni commence à produire des effets sur les dotations en personnel, en matériel et en médicament ainsi que sur les capacités de gestion des Directions Préfectorales de la Santé (mais pas encore de la Direction Régionale de la Santé).